Un été à Paris



© Crédit photo : Toncrate

Le menton dans la main gauche, le coude gauche sur le bureau, je sirote de la main droite le café fade et tiédasse du distributeur. Un air frais d’automne à peine réchauffé par le soleil qui s’éloigne, entre par la fenêtre, me caresse le visage, m’instillant de folles envies d’évasion impossible et repart aussitôt d’où il est venu. Lui… Le temps s’écoule lentement. Je ne bouge pas. Le café refroidit. Depuis que Pierre m’a apportée le courrier du matin, je n’arrive pas à détacher mon regard de l’image que j’ai clouée au mur, comme au pilori, pensant animer le bureau d’une lueur différente. Une carte postale envoyée d’ailleurs, par un collègue bien intentionné à la base, mais légèrement désagréable du reste.
« Une petite pensée pour vous qui bossez ! » me dit-il, l’air enjoué du type qui a troqué son costume 3 pièces contre un ensemble T-shirt-bermuda-tongs.
Je t’en ficherai ! Tu sais où tu peux te les carrer tes pensées ?
A mon tour de lui adresser mes « petites pensées » : plus assassines les unes que les autres, moi qui ne ferais pas de mal à un boss !
Humpff…Ça m’apprendra à poser mes congés du 15 juillet au 15 août. La prochaine fois je prendrais mes congés d’été en été.
Allez ! Plus que 4 mois avant la vacuité professionnelle suivante… En attendant, je remets mon pauvre esprit surchauffé de fatigue et d’inutilité en veille au travail.

L'impromptu de la semaine.

Commentaires

  1. Et toujours un plaisir de lire de si gentil commentaire :)
    Merci Oncle Dan.

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