mercredi 31 décembre 2008

Marathon cinéma décembre

Pasqu'y a eu un temps où que j'ai eu pû acheter des places de ciné pas cher (pleins...)
Que depuis le temps que je les avais en poche, nous n'avions pas eu le temps d'en faire usage
Et que la fin du temps imparti pour en jouir (puisque toutes les bonnes choses ont une fin) fût presque venue puisque ce sera en cette fin d'année, qui prend fin demain, que mes places expirent (inspire...)
Nous avons enchaîné depuis le début de décembre et jusqu'à ce soir plus d'une séance, plus d'une image (25 à la seconde), quelques rires, pas mal de larmes et plus d'une émotion (bien plus) car ne déborde pas qui veut mais moi je sais faire...

Si vous m'avez bien suivi (pas toujours simple à cette heure tardive... mon esprit s'embrouille, mes mots s'emballent et j'vous les déballe à plus de 50 à la seconde... respire... souffle !), vous comprendrez donc aisément ce qui suivra...

Dans l'ordre de visionnage, titre et ressenti :

Le transporteur 3 : une envie toute personnelle, j'suis fan de l'acteur... me demandez pas pourquoi, je n'y répondrai pas :p

L'échange : un jeu d'acteur magnifique et une mise en scène à couper le souffle. Je me suis retenue de hurler tant j'avais mal. Mais pas de pleurer. Je me suis trouvée projeter dans le film. Clint Eastwood a un putain de talent (désolée, pas d'aut' mot).

Le prix de la loyauté : un bon film du genre et Edward Norton toujours aussi be... heu, bon ! Pas mieux cependant que dans Le voile des illusions.

Burn after reading : heu... allumé et critique. Les frères Coen, peut être ?
Mais quelle leçon en tirer ?
Ne pas le refaire !
Mais qu'avons-nous fait...

Largo Winch : pas lu les BD. Pas mauvais. Mais ça ne casse pas trois pattes à un canard (même laqué)...

Madagascar 2 : que du bonheur. Et je ne dis pas ça uniquement parce que j'ai 10 ans (je sais que c'est pas vrai mais j'ai 10 ans... si tu me crois, hey, t'vas voir ta gueule à la récré !)

Australia : ne vous en passez pas (ainsi que d'un bon paquet de mouchoirs en y allant pour celles qu'ont un coeur fondant-nian-nian et qui pleurent devant la petite maison dans la prairie). Des plans magnifiques, un beau conte, de l'amour (et Hugh Jackman sans son costume de X-Men... miam... c'est moi qui ai dit ça ?). Et des paquets de larmes (qui ont fait dire à ma moitié t'es sûre que t'as aimé, t'as pleuré tout le film...). On ne se refait pas (surtout quand on n'a pas envie).


La lumière revient déjà
Et le film est terminé
lalala la la
lalala la la


Mais c'était bien, c'était chouette... :)
Y'a plus qu'à recommencer !

dimanche 14 décembre 2008

Outside Valentine

Le sommeil était peut être le seul endroit où le passé se déroulait différemment.

***

Mais qu'est-ce donc qu'Outside Valentine* ?

Il s'agit de ma dernière lecture, premier livre de Lisa Ward, particulièrement inspiré, comme moi le jour où j'ai décidé d'acquérir ce livre.

Ce livre m'a passionnée, émue, débordée, bouleversée, et j'en passe !

Ce qui m'a beaucoup plu, d'abord, c'est la structure. Trois histoires, liées entre elles, se déroulant à trois époques différentes, racontées - que dis-je - tressées ensemble au fur et à mesure des pages. Chaque chapitre est une époque et l'on passe de l'une à l'autre d'une manière naturelle. Et tout se dessine peu à peu. La compréhension se fait jour.

L'émotion est alors très forte et la structure n'y est pas pour peu. Mais la plume fait aussi beaucoup. Elle est si précise et habile que l'on ne peut que se laisser emporter à regarder se dévider la pelote d'une vie pour enfin comprendre.

Un livre riche et généreux qui rappelle cependant comme il était doux et dur de saisir, une fois encore, que l'existence tient à peu de choses mais qu'il ne tient qu'à nous d'en orienter le cours...

***

Dernièrement, j'avais l'impression que mon existence tout entière avait été une sorte de voyage sans but, non projeté, mal organisé, où les scènes s'enchaînent rapidement les unes aux autres tandis que j'observais depuis les coulisses.


* WARD, Lisa. - Outside Valentine. 10/18, août 2008.

samedi 13 décembre 2008

Passage à vide

Je suis comme toutes les définitions et synonymes que l'on peut en trouver. Toujours aussi fatiguée, je ne contiens rien de concret. Mon contenu a foutu le camp. Comme si toute ma matière vivante m'avait été enlevée, je me traîne telle une coquille de noix déserte et sans vie, inoccupée...

Je suis privée de ma vitalité d'écriture, incapable de réfléchir, d'agir. Sens et réflexion m'ont été enlevée. Ma muse a fait ses bagages. Elle a déserté ces contrées dépourvues d'intérêt, de caractère, de densité.

Ma tête est un désert nu, où des pensées vaines côtoient des vues stériles qui échafaudent des desseins inutiles et insignifiants. Juste une envie d'abandon à un néant futile, à un manque creux et nul, une absence plate et morte, une lacune inhabitée et aride.

Je suis privée de rien, vacante vacuité, inconsistante omission...


Je finirais bien par me remplir de nouveau (quand il fera plus chaud ? ... :p)

mercredi 10 décembre 2008

Grosse fatigue

En cette froide période d'hiver
Il y a des tas de choses à faire
Et peu de temps pour les réaliser
Et tout cela ça s'accumule
La fatigue en premier....

Sur ces considérations hautement philosophiques
Je vous dis donc à bientôt (quand il fera plus chaud !)

mardi 25 novembre 2008

Journée mémoresque ou pittorable

Au choix...

Mais qu'est-ce don' ? Mais qu'est-ce don' ? Vous demandez-vous l'air enjoué !

Quittez ce sourire, il n'est pas de mise.

Non, en fait, conservez-le. Peut être me sera-t'il communiqué...



Revenons-en à mes mots titrés, nés de l'union provoquée de mémorable et pittoresque ; fils ou fille (rayer la mention inutile) d'un mariage trop vite célébré au son de la grogne et de la complexité ; barbare contraction volontaire ; néologisme cyni-logi-que violemment germé dans un esprit fatigué des agressions et joutes verbales de la journée, accumulées.



Mais pourquoi tant de haine ? voudrais-je pouvoir hurler, pour finalement me contenter de murmurer un simple Pourquoi tant de circonvolutions compliquées par l'égo de chacun pour en arriver, de toute façon à une solution, à la solution, seule possible... pourquoi ?



Et malgré tout nous trouvâmes une entente...



Alors lorsqu'on m'accuse, en fin, d'à mon tour, mal réagir là où je ne voulais que justifier en toute rigoureuse rationalité le bon-sens de mes positions, seules bien arrêtées, je me dis, à moi-même, que je ne dois pas le prendre pour moi... Alors pourquoi ne puis-je pas m'empêcher de me sentir menacée ?



Confirmons cependant que si l'expression mauvaise foi est de genre féminin, elle est d'application typiquement masculine...



Comme si cela m'amusait...



Demain sera un autre jour ! Espérons alors marier douceur et sérénité, et colorer ainsi ces nouvelles 24h
d'une brise légère de doucité, le tout au chant des oiseaux en toute SIM-PLI-CI-TE !





Signé un bisounours en colère qui crie qu'on lui rende ses couleurs



samedi 22 novembre 2008

Deux jours à tuer

Par ce triste après-midi d'automne qui tire sur l'hiver, nous avons regardé ce film : Deux jours à tuer.

Adapté d'un livre que je regrette de ne pas avoir lu.

Interprété par Albert Dupontel. Mais interpréter n'est pas assez fort pour dire combien il était bouleversant. Il traduit, saisit, pénètre, m'a tiré des larmes et encore des larmes...

Et cette chanson en point d'orgue qui me porte à me poser, de nouveau, la question : combien de temps ?

...

Changeons de sujet. Il est temps...



Mouette folle ?

Ou mouette qui fait une danse du soleil ?

Ou mouette qui a abusé du rhum ?

Ou mouette bretonne, tout simplement (oh hé ça va, faites pas cette tête les bretons, j'ai rien contre, j'en ai aussi dans ma famille !!!) ?





Et demain, quand vous vous serez repus de cette vidéo, le poilu des mers viendra vous conter son expédition. C'est pas beau ça ?!

jeudi 20 novembre 2008

Le lac*

Ce matin, justement, je me disais
Qu'un peu lasse, je suis fatiguée
De ce long enchaînement de journées...

Et là, au détour d'un courrier
Que ne découvrais-je émerveillée ?
Une invitation à doucement respirer...

Nous voilà donc au moins deux à partager
Ce besoin : que le monde ralentisse sa volée
Et nous laisse 30 secondes nous poser...


Savourez !


Merci à ma Turquiche Girl ;)


********

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?


Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !


Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.


Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.


Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :


" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !


"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.


" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;Je dis à cette nuit :
Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.


" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
omme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "


Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?


Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !


Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?


Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !


Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.


Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.


Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


* Alphonse de LAMARTINE - Méditations poétiques

dimanche 16 novembre 2008

L'appartement de célibataire

Hey, encore lui ! Et ce coup-ci, on va faire dans l'humour !

Voici donc l'appartement de célibataire.

Et ça, c'est cadeau : Ma tête, mon coeur et mes c........

Mental

Je me foule pas trop, je sais... Mais l'album de GCM est si plein que je ne me lasse pas d'en parler !

Je promets quand même de bientôt m'arrêter parce que j'arrive presque au bout de mon inspiration sur le sujet.

Voici donc en ce gris dimanche, une chanson pas gai : Mental.

Allez souriez, demain c'est lundi et on va pouvoir retourner travailler ! C'est pas génial ça ? :/

samedi 15 novembre 2008

Le blues de l'instituteur

Suite donc de Grands Corps Malade par Le blues de l'instituteur.

C'est bien par celui-ci que je comptais continuer et hop, on m'en parle avant que je ne le fasse ! Merci Olivier ;)

vendredi 14 novembre 2008

Une journée de vacances

En cette douce journée pluvieuse de vacances, j'ai pris le temps. Le temps de programmer des billets de photographies sur nos vacances. Et puis ensuite le temps de lire.

Au programme de mes lectures : Le Monde du mercredi 12 novembre (un peu en retard, je sais).

Où l'on apprend que Barack Obama "est ostensiblement* reparti à Chicago à bord d'un avion d'American Airlines spécialement affrété pour l'occasion". De la lourdeur dans les mots...

Où l'on s'interroge afin de savoir si Critiquer Dolto [est] une preuve d'autoritarisme, sous la plume de Didier Pleux (Psychologue clinicien et psychothérapeute) :

Quand Françoise Dolto dénonce les règles éducatives, quand elle soupçonne l'autorité parentale, quand elle veut "moins de parents", quand elle veut libérer l'enfant d'un certain carcan éducatif, elle s'adresse aux générations nées dans les années 1940, 1950 et 1960, celles de l'après-guerre. Elle fait preuve de "bon sens", elle répond à la réalité d'alors.
De nos jours, le contexte sociétal stimule l'individualité, et nos enfants ont changé : certains se noient dans la consommation et l'hypertrophie du moi. De quoi ont-ils besoin ? D'éducation...
(...)
Il est désormais urgent de réapprendre à l'enfant que l'hédonisme à court terme creuse son futur malheur, que le développement de soi ne peut exclure les autres et la réalité tout court.

On y lit également les Billets de Robert Solé, toujours sur la dernière page, qui en quelques lignes, sont un concentré de bonheur, de jeux de mots et d'humour.

Après cela, j'ai poursuivi avec Les monastères et le Mont Saint Michel dans la collection Les cahiers de Science & Vie où l'on apprend qu'il existe des mots tels que : érémitisme**, anachorétisme*** et syncrétisme****.

On y apprend aussi la différence entre un moine blanc (cistérien) et un moine noir (clunisien) : les cistériens ont voulu se démarquer des clunisiens à qui ils reprochaient leur richesse ostentatoire. Leur tenue était de laine écrue non teintée.

On y apprend enfin que le Mont Saint Michel se nommait avant le Mont Tombe et que selon un conte populaire le Mont serait né d'un caillou que le géant Gargantua, gêné, aurait laissé tomber de sa chaussure.

Et pour finir, je me suis enfilée les albums 21 & 22 de Garfield, ce qui a, en plus de me faire rire aux éclats, le don de faire rire mon mari tellement je fais de bruit dans ces cas-là.

So, a very good journey, hu !

* ostensiblement : de manière ostensible soit fait de manière que l'on ne cache pas, qui est faite avec.
** érémitisme : mode de vie des ermites.
***anachorétisme : mode de vie des anachorètes, soit des moines se retirant de la société des hommes.
**** syncrétisme : système philosophique ou religieux qui tend à faire fusionner plusieurs doctrines différentes.

L'open space m'a tuer

Le voilà donc le livre qui me manquait dans ma liste d'il y a deux jours ! Je vais donc pouvoir vous en parler puisque je l'ai récupéré (ainsi que mon mari accessoirement :p) !

L'open space m'a tuer d'Alexandre des Isnards et Thomas Zuber dépeint le monde du conseil de façon assez "rigolote". Caricature pourrait être le mot si cette succession de petites saynètes n'était pas aussi proche de la vérité ! Parce que quoi qu'on en dise, le marché du travail est devenu une usine à gaz dont le carburant principal est la chaire humaine... Ce livre semble essentiellement axé sur le métier de consultant, en plein boum depuis quelques années, mais les situations décrites pourraient aussi bien s'appliquer à tout autre jeune cadre dynamique dont le seul but dans la vie est de faire ses preuves... Je conviens cependant que l'exercice du métier de consultant est ... hallucinant.

Au-delà du fait qu'il convient que le consultant soit malléable et adaptable - le consultant est une denrée pour les sociétés clientes de son employeur - il doit également être autonome sur l'instant - disons consommable... Et tout cela sans compter que, quelque soit l'entreprise cliente, il doit vivre, au jour le jour, le clivage interne-consultant. Le "presta", comme on le nomme quand on est interne, est celui à qui il ne faut pas s'attacher, qui nous bouffe nos augment' de salaire et la reconnaissance qui nous est due...

Bon bé moué, j'ai travaillé avec les deux types de gens et les personnes qui me sont devenues les plus proches, avec qui j'ai le plus appris et qui sont restées des ami(e)s (dans les métiers qui requièrent des consultants dans mon univers pro, j'entends) s'avèrent tous être des "prestas"... Bizarre, ces gens seraient-ils des vrais personnes ? ... Rodrigues, as-tu du coeur ?

Ce billet se transforme en tribune...

Ce que je voulais dire sur ce livre (et j'ai dérapé... désolée) : il s'agit d'une sympathique série de portraits et scènes délirantes mais bien trop vrais sur l'univers du travail où plus rien ne va, où les jeunes cadres dynamiques ne pensent qu'à faire autre chose que travailler et qui dénoncent le management du tutoiement et du BlackBerry...

Un avant-goût sur leur site 'ternet : lopenspacematuer.com

Et puis lisez-le, il vaut franchement le détour !


Alexandre des Isnards et Thomas Zuber - L'open space m'a tuer, Hachette Littératures, septembre 2008.

jeudi 13 novembre 2008

4 saisons

En-core ! En-core ! En-core... de Grand corps malade et de son album Enfant de la vile.

Aujourd'hui, je vous fais découvrir ses 4 saisons.

A savourer jusqu'au bout pour en saisir l'essence.

Comment je suis devenu stupide

Je vous avais dit que je reviendrais dessus. Et encore je ne vous reprends pas tout le chapitre, ni tous les passages que j'ai surligné...


Il y a des gens à qui les meilleures choses ne réussissent pas. Ils peuvent être habillés d'un costume en cachemire, ils auront l'air de clochards ; être riches et endettés : être grands et nuls en basket. Je m'en rends compte aujourd'hui, j'appartiens à l'espèce de ceux qui n'arrivent pas à rentabiliser leurs avantages, pour qui ces avantages sont mêmes des inconvénients.
(...)
Il est écrit dans L'Ecclésiaste que "qui accroît sa science, accroît sa douleur" ; mais, n'ayant jamais eu le bonheur d'aller au catéchisme avec les autres enfants, je n'ai jamais été prévenu des dangers de l'étude. Les chrétiens ont bien de la chance, si jeunes, d'être mis en garde contre le risque de l'intelligence ; toute leur vie, ils sauront s'en écarter. Heureux les simples d'esprit.
Ceux qui pensent que l'intelligence a quelque noblesse n'en ont certainement pas assez pour se rendre compte que ce n'est qu'une malédiction.
(...)
Si la nature n'estropiait personne, si le moule était à chaque fois sans faille, l'humanité serait restée une espèce proto-hominidés, heureuse, sans aucune pensée ni progrès, vivant très bien sans Prozac, sans capotes ni lecteur de DVD dolby digital.
Être curieux, vouloir comprendre la nature et les hommes, découvrir les arts, devrait être la tendance de tout esprit. Mais, si cela était, avec l'organisation actuelle du travail, le monde s'arrêterait de tourner simplement parce que cela prend du temps et développe l'esprit critique. Plus personne ne travaillerait. C'est pourquoi les hommes ont des goûts et des dégoûts, des choses qui les intéressent et d'autres pas ; parce que sinon, il n'y aurait pas de société. Ceux qui s'intéressent à trop de choses, qui s'intéressent même aux sujets qui ne les intéressaient pas a priori - et qui veulent comprendre les raisons de leur désintérêt - en payent le prix par une certaine solitude. Pour échapper à cet ostracisme, il est nécessaire de se doter d'une intelligence qui a une fonction, qui sert une science ou une cause, un métier ; tout simplement, une intelligence qui sert à quelque chose. Mon intelligence présumée, trop indépendante, ne sert à rien, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être récupérée pour être employée par l'université, par l'université, une entreprise, un journal ou un cabinet d'avocats.
J'ai la malédiction de la raison ; je suis pauvre, célibataire, déprimé. Cela fait des mois que je réfléchis sur ma maladie de trop réfléchir, et j'ai établi avec certitude la corrélation entre mon malheur et l'incontinence de ma raison. Penser, essayer de comprendre ne m'a jamais rien apporté mais a toujours joué contre moi. Réfléchir n'est pas une opération naturelle, ça blesse, comme si cela révélait des tessons de bouteille et des barbelés mêlés à l'air. Je n'arrive pas à arrêter mon cerveau, à ralentir sa cadence. Je me sens comme une locomotive qui fonce sur les rails, et qui ne pourra jamais s'arrêter, car le carburant qui lui donne sa puissance vertigineuse, son charbon, est le monde. Tout ce que je vois, sens, entends, s'engouffre dans le four dans mon esprit, l'emballe et le fait tourner à plein régime. Essayer de comprendre est un suicide social, cela veut dire ne plus goûter à la vie sans se sentir, malgré soi, à la fois comme un oiseau de proie et un charognard qui dépèce ses objets d'étude. Ce qu'on cherche à comprendre, souvent, on le tue, car, comme chez l'apprenti médecin, il n'y a pas de véritable connaissance sans dissection : on découvre les veines et la circulation du sang, l'organisation du squelette, les nerfs, le fonctionnement intime du corps. Et, une nuit d'épouvante, on se retrouve dans une crypte humide et sombre, un scalpel à la main, barbouillé de sang, souffrant de nausées constantes, avec un cadavre froid et informe sur une table de métal. Après, on peut toujours essayer d'être un Pr Frankenstein, et rapiécer tout ça pour en faire un être vivant, mais le risque est de fabriquuer un monstre meurtrier. J'ai trop vécu dans les morgues ; aujourd'hui, je sens approcher le danger du cynisme, de l'aigreur et de l'infini tristesse ; rapidement, on devient doué pour le malheur. Il n'est pas possible de vivre en étant trop conscient, trop pensant. (...) Dans la nature, la conscience est l'exception ; on peut même postuler qu'elle est un accident car elle ne garantit aucune supériorité, aucune longévité particulière. Dans le cadre de l'évolution des espèces, elle n'est pas le signe d'une meilleure adaptation. Ce sont les insectes qui, en âge, en nombre et en territoire occupé, sont les véritables maîtres de la planète. L'organisation sociale des fourmis, par exemple, est bien plus performante que ne le sera jamais la nôtre, et aucune fourmi n'a de chaire à la Sorbonne.
(...)
Nous généralisons à partir de notre propre expérience, de ce qui nous arrange, de ce que l'on peut comprendre avec les maigres moyens de nos réseaux neuronaux et suivant la perspective de notre vision. C'est une facilité qui permet de penser rapidement, de juger et de se positionner.
(...)
Une personne sage dans une discussion aura toujours l'impression de simplifier, et son seul désir serait de faire des ratures, de coller des astérisques à certaines mots, de mettre des notes en bas de page et des commentaires en fin de volume pour exprimer vraiment sa pensée.
(...)
Les hommes simplifient le monde par le langage et la pensée, ainsi ils ont des certitudes ; et avoir des certitudes est la plus puissante volupté en ce monde, bien plus puissante que l'argent, le sexe et le pouvoir réunis. Le renoncement à une véritable intelligence est le prix à payer pour avoir des certitudes, et c'est toujours une dépense invisible à la banque de notre conscience.
(...)

Martin Page, - Comment je suis devenu stupide - J'ai Lu, septembre 2007.

mercredi 12 novembre 2008

Je me sens pousser des oreilles...


Excusez, il faut que j'aille m'épiler... ;o)

J'ai lu de mes yeux lu !

Plein de trucs depuis la dernière fois !

Je commence par quoi ?...

- L'amour est très surestimé de Brigitte Giraud aborde avec beaucoup de justesse la fin de l'amour et l'absence de la passion, là où [il] est souvent plus simple de faire que de justifier pourquoi on ne fait pas. Elle parle du vide des liens qui se défont et qui laissent les objets derrière, les tiroirs pleins : et c'était du vide que tu laissais, (...), sans faire le lien entre vie passée et vie future.

- Mélite de Corneille où Corneille écrit Corneille et où cela me suffit...

... Le rapport de mes yeux aux dépens de mes larmes
Ne m'a que trop appris le pouvoir de vos charmes...

Je poursuis avec La veuve ou le traître trahi. Je suis raide dingue des pieds de Corneille.

- La porte des Enfers de Laurent Gaudé.
J'avais lu de lui Le soleil des Scorta qui ne m'avait pas vraiment transportée.
Et celui-ci... Il était... Pfiou !!! Très en rapport avec le deuil plus un côté profondément imaginaire(né?). Très prenant.
Lire ce livre, c'est aller là où "Il ne nous reste qu'une chose. Notre courage ou notre lâcheté. Rien d'autre."

- Comment je suis devenu stupide de Martin Page.
Alors celui-là, c'est une découverte qui m'a enchantée. Je voudrais savoir en parler sans le recopier. Mais pour cela, il me faudrait le relire pour le synthétiser. L'avantage, c'est qu'il est court (125 pages).
Je ne résiste pas à vous en dire plus sur l'histoire : Antoine, multi-diplômé, n'est pas heureux. Selon lui, c'est son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l'existence. Aussi il décide de devenir stupide... Et bah moi, ce bouquin, il m'a fait planer ! Parce que ça je l'ai souvent pensé. Je ne suis pas en train de dire que j'ai une intelligence qui m'étouffe. Je pense plutôt lucidité... L'expression imbécile heureux, ça vous dit quelque chose ? J'ai longtemps regretté de ne plus l'être...

Bon enfin, j'y reviendrais parce que je ressens le besoin de vous le citer à tort et à travers. Ce livre mérite qu'on en parle encore et encore...

- Y'en a un autre que j'ai lu ce dernier mois mais il fait, pour l'instant, du bateau avec ma moitié. Je ne pourrais donc vous en parler que lorsqu'il aura retrouvé la terre ferme !

Soit dit en passant pour ceux qui veulent des news du poilu des mers : parti hier, des Sables d'Olonne, il a atteind la baie de Douarnenez à 14h heure bretonne, ce jour :o)


La nuit

Je le savais déjà, mais maintenant j'en suis sûre...

Donc après Comme une évidence, passons à La nuit (oubliez la vidéo attachée... écoutez simplement).

Souriez, il n'y en a que 16 sur son dernier album.

Et je m'en arrête là parce que la nuit tous les stylos sont pris...

samedi 8 novembre 2008

Je prends des vacances...

Rien ne vous empêche cependant de traîner ici et là :

Lisez-moi ici (en dessous là) : il y a peut être des choses que vous n'avez pas vu, pas lu !

Lisez-moi sur Nulla Dies Sine Linea : il y a peut être des choses que vous n'avez pas lu !

Promenez-vous sur les Impromptus Littéraires : des thèmes et des plumes plus que sympathiques !

Et puis vous avez des liens sur le côté droit, là, que j'adore et vous en avez aussi sur Nulla Dies... dont je suis fan également.

Je vais m'aérer à la mer
plein de photos faire
des pages et des pages à lire et écrire
et tout ça juste le temps d'un soupir...


Je vous embrasse donc, je suis déjà en retard :)

...Et à bientôt ;)

Et bon anniversaire à ma pitchounette de sœur puisque nous sommes maintenant le 8 ! :)

dimanche 2 novembre 2008

ça déménage !

Je vous livre pêle-mêle quelques photos de notre activité du samedi. Qui devinera ce que nous avons fait ?




Toujours aussi joli l'automne...


Ce n'est (n'était) pas ma chambre.


Je ne savais pas que ma sœur avait autant de...






... paniers :o)))))

vendredi 31 octobre 2008

Assume !


Le seul péché c'est de ne pas se risquer pour vivre son désir.*


ET on se dit, j'ai eu raison, j'ai raison, j'aurai raison...
Et si à 20h on est pas convaincu...
On boit [un coup] et on va se coucher...
**


ça ira mieux demain
du moins je l'espère
parce que c'est déjà
ce que je me suis dit hier ** *




* Françoise Dolto
** Turquiche girl... ;p
*** Bénabar - Triste Compagne

mardi 28 octobre 2008

Les lois de la gravité

"Des étoiles plein la gorge, Gilles renifle les mots de parfum qu'échangent entre eux les arbres et la fade exhalaison de la vie qu'on traîne."


Une de mes dernières lectures : Les lois de la gravité de Jean Teulé.

L'histoire (vite fait, je n'aime pas dévoiler ce genre de détail) : une femme a, dix ans plus tôt, poussé son mari par le fenêtre alors qu'elle avait prétendu qu'il s'agissait d'un suicide. Elle a des remords. Elle n'a que jusqu'à minuit pour se dénoncer sinon les faits seront prescrits. Le policier qui l'a reçoit, le lieutenant Pontoise, a trois heures pour l'en dissuader.

Ce petit livre, 138 pages, est glauque au possible. Il se déroule dans une cité noircie de Normandie (Cherbourg). Elle m'est apparue très noire en tout cas. Et pourtant, Jean Teulé trace de sa plume de telles images et de telles sensations... Un magicien !

"Elle continue à lui parler de son amour lapidé d'éclairs dans la chambre nuptiale entrouverte au monstre mais le flic ne l'entend déjà pratiquement plus. Il connaît les hommes à nerf de boeuf. (...) Certaines histoires n'arrivent pas à franchir sans dommage les lèvres de la dame. (...) Il en reste des cris éteints dans sa bouche."

Ce livre est dérangeant parce que réel. C'est cela : il est concret, il est visuel. Il tranche dans le vif sans jamais contourner pour habiller.

Au-delà des images, il y a les sujets abordés. Lourds de sens.

Jean Teulé y pose d'abord la question du remords : est-ce que ce que l'on a vécu peut justifier un crime et une absence de remords ? Notre vécu peut-il nous faire dire, comme le lieutenant Pontoise, que : "le remords, ça m'en touche une sans bouger l'autre" ? Doit-on dire la vérité un jour ou l'autre ? Ou bien peut-elle être tue lorsque "dire la vérité serait de la pure connerie" ?

Et face à la question du remord, dimension que l'on dira personnelle, il y a la dimension sociétale : la question de la prescription de l'action pénale et de la gradation des peines et des crimes. Je ne me lancerai ni dans le débat, ni dans une explication... Trop dur :/

Je vais me contenter de citer un passage du livre concerné et je vous laisserai méditer.

"On lui avait appris ce qu'était la prescription qu'on nomme aussi "Extinction de l'action publique"ou "Fin de la vengeance sociale". Fin de la vengeance sociale... une expression qui l'avait toujours épaté.
Il se rappelle certaines phrases du code de procédure pénale comme : "Un crime qui n'a pas été porté devant les tribunaux dans la limite du délai de prescription est estimé ne plus pouvoir être jugé" (article 6 et suivant).

Le droit m'étonnera toujours... Et le pire, c'est qu'historiquement, il y a une sûrement une très bonne explication à cette règle. M'enfin, moi, j'dis ça... j'dis rien... !


TEULE, Jean. - Les lois de la gravité. Pocket, octobre 2008.

lundi 27 octobre 2008

Fiesta !



Et non, je n'avais pas trop bu ! C'est un flou artistique :o)

Encore bon anniversaire à mon oncle :)

dimanche 19 octobre 2008

Vicky Cristina Barcelona

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un film. Je suis friande de cinéma mais j'en parle très mal. Impossible de surligner dans la marge les passages marquants... alors difficile d'en parler ensuite.

Vicky Cristina Barcelona est le dernier film de Woody Allen. J'ai toujours apprécié les films de Woody Allen et je pense que celui-ci passe en tête de liste. Un vrai bonheur pour les yeux et les oreilles. Et puis de la chaleur...

Le film se déroule en Espagne, à Barcelone. Les décors sont magnifiques. A se demander ce que l'on fait encore là...

Les acteurs sont impressionnants de réalité. De très belles prestations.

Quant à l'histoire... Bah c'est Woody Allen, alors vous vous attendez à quoi ? :o)

Tout ça pour dire que j'ai aimé. Une petite heure et demie vite passée pour se rappeler combien l'amour est indéfinissable.

Allez-y donc.

samedi 18 octobre 2008

Ma vie est tout à fait fascinante*

Pas la mienne, celle de Pénélope Jolicoeur. Enfin, si la mienne aussi mais en disant cela je ne voulais pas parler de moi mais d'elle. Oui, enfin, voilà quoi.

Ma vie est tout à fait fascinante est une BD de fille pour les filles et elle est tout à fait fascinante (la BD).

Beaucoup d'humour caustique à souhait et des dessins sympathiques. Un vrai petit plaisir pour rire aux éclats.

Vous avez même droits à un avant-goût là : .

J'ai donc trouvé la voie de la simplicité pour atteindre le bonheur ! :o)


* Pénélope Bagieu - Ma vie est tout à fait fascinante. Jean-Claude Gawsewitch éditeur, janvier 2008.

Amour-propre et diginité

Pourquoi les comparer ? Je ne sais pas. Une envie comme ça, suscitée il est vrai, par mon précédent billet et le commentaire de Pandora.

Rien de plus sale que l'amour-propre. Vous entendez quoi là ?

En écho, j'entends deux phrases : tu n'as pas d'amour-propre et où est passée ta dignité ?
Ne me demandez pas d'où elles ricochent mais elles ricochent en moi. C'est comme ça.

Comparons d'abord leur définition.

L'amour-propre est l'amour de soi, légitime ou non. Tu t'aimes. Je m'aime. Pourquoi ? On s'en pète clairement les cacahouètes.

C'est également la recherche égoïste de son intérêt, de son plaisir ou de son développement personnel. Le dictionnaire d'où je tire ces définitions indique pour celle-ci qu'il s'agit d'un sens vieilli (à moins que ce ne soit moi qui suis vieille...). Je ne vois pas trop en quoi. Ce sens me paraît tout à fait d'actualité. Tu t'aimes et cette place est, selon toi, la tienne : pousses-toi de là que j'm'y mette.

Et une petite troisième : l'amour-propre est enfin une tendance plus ou moins consciente à exagérer sa valeur ou son mérite personnel, généralement au détriment de celui d'autrui. Tu t'aimes et tu ne comprends pas bien pourquoi pas moi (je t'aime pas je m'aime... encore que cela pourrait aller avec).

Il y en a d'autres, plein d'autres, mais je ne peux pas toutes les faire. Le sens en est de toute façon assez indistinct.

La dignité maintenant. C'est le sentiment de la valeur intrinsèque d'une personne ou d'une chose, et qui commande le respect d'autrui. C'est aussi une prérogative ou un prestige inaliénables dont jouit une personne en raison de son comportement, ou qui sont attachés à une chose, et qui leur valent considération et respect ou y donnent droit.

Vous la voyez la différence ? Légitimité et respect, tout à fait.

Et pourtant nous vivons dans l'ère de l'amour-propre indigne, dans tous les sens du terme. Et je ne m'en exclue pas en disant cela. Je le déplore, l'ai subi et l'ai sûrement déjà fait subir. Question de survie, non ? Encore que je pense savoir ce qu'est le respect.

Je dirais même : l'ère de l'amour-propre indignement revendiqué envers et contre toute dignité et ce alors même qu'on nous rabâche les oreilles avec la dignité. L'État fait tout pour la dignité de la personne humaine. Et plus l'État tente d'ériger un principe, moins la société en est digne...

Voilà, voilà... Petit coup de barre du samedi ou esprit prêt pour l'élevage de biquettes dans les Pyrénées ? Allez savoir...


Y'a des jours comme ça.




Et c'est à peu près tout... Et c'est déjà beaucoup...



La plus grande chute est celle que l'on fait du haut de l'innocence.*









Rien de plus sale que l'amour-propre.**







* Heiner Müller. Cité dans le livre Nous sommes cruels.

** Marguerite Yourcenar. Extrait de Feux.

Le tableau est de Théberge - Tempête sur la ville.

samedi 11 octobre 2008

Le chat mange...

... comme il peut ! Après tout, ce n'est pas de sa faute si ces gamelles sont si légères !
Juste pour votre information, la gamelle, au départ, se situait derrière ses fesses. Heureusement que la cuisine est grande...

On s'amuse comme on peut le soir en semaine :o)

Désolée pour le début de la vidéo... Je suis un peu quiche quand je m'y mets :-/





Il a finit au milieu de la cuisine...
Ah la la... ce que je l'aime mon chat :)

samedi 4 octobre 2008

Petit voyage impromptu...


"Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie, la musique et les chats"*





"J'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot"**





"La vie est un mystère qu'il faut vivre et non pas un problème à résoudre."***



"Si l'idée n'est pas a priori absurde, elle est sans espoir. "****



Les images sont tirées d'un site Internet intitulé Toni's Garden. Si j'ai bien tout compris, ces peintures sont de Claude Théberge. Si vous cliquez sur une des photos, au choix, ou sur le nom du site, vous arriverez directement sur la page d'accueil de ce site.

* Albert Schweitzer
**
H.de Balzac
***
Gandhi
**** Einstein

vendredi 3 octobre 2008

La reconstruction

Et voici le petit dernier achevé hier soir dans le train. Mes yeux quittaient le dernier mot de la dernière page que les portes de Mon RER s'ouvraient sur Mon quai dans Ma gare (le transilien me monte à la tête...).

Je disais donc que j'avais achevé hier soir (le guichetier de Ma gare...) le livre de Eugène Green dont le titre est : La reconstruction*.

Qu'en dire ?

La plume m'a intriguée pour commencer. Disons qu'elle m'a chatouillée l'œil.

D'abord, l'auteur passe dans un même paragraphe pour parler de la même personne d'un sujet à l'autre. Je m'explique. Il commence par dire Jérôme pour ensuite parler de l'homme. De même, il dira le serveur amène les cafés pour ensuite préciser que l'homme en noir et blanc repart.

Ensuite, certains mots sont étonnants de rareté également. Aucun anglicisme et le bon mot pour l'idée. Par exemple, il est question de téléphone portatif et de tramouais.

Rien de transcendantal mais ça m'a gratouillée. Un peu comme si l'auteur ne voulait pas que l'on s'endorme (ce qui ne m'est pas arrivé) ou nous forcer à réfléchir. Une petite curiosité, quoi.

Sinon, dans ce livre, il est question d'identité et d'histoire. Le second est-il le fondement du premier ? Quel rôle joue le vécu, le souvenir, le passé ? Le nôtre et celui de nos parents (au sens large) ? Que faire à l'âge adulte de nos souvenirs enfouis de la petite enfance, s'il en est ? Comment vivre avec (ou sans) en fait... ?

Beaucoup de sujets.

Et enfin, La reconstruction, c'est celle de l'histoire d'un des personnages sur les ruines de l'Europe et de l'Allemagne pendant et après guerre (la seconde) et par assemblage des souvenirs éparses du personnage principal.

Certains passages sont saisissants notamment lorsqu'ils parlent de la guerre. Une histoire à travers l'histoire. Mythes et réalités construisant toutes les facettes d'une même identité...

Et une dernière chose... Une sensation bizarre à la lecture. D'habitude, je lis avec urgence quand un livre me plaît. Celui-ci, je l'ai lu avec indolence et pourtant constance. Hors de question de le lâcher, j'avançais sans précipitations et finalement je l'ai terminé rapidement. Vraiment pas désagréable mais inhabituel.

J'aurais voulu pouvoir citer tout le livre ou presque... Je retiendrai deux endroits, et dans cet ordre, la fin de la page 183 et les 5 lignes en partant de la 5ème ligne de la page 122.


"(...) le seul moyen pour un homme d'exister est d'accepter la pluralité de son être ; le seul moyen de s'approcher de la matière du monde est de reconnaître son irréalité."


"- La police est encore capable d'une bonne action.
- Monsieur, quand notre gars arrivera en haut, si le mec n'a pas encore sauté, et s'il est raisonnable, on le convaincra de descendre.
- Les suicidaires sont rarement raisonnables.
- Ne généralisez pas à propos d'un groupe humain, monsieur, sinon je vous poursuivrai pour racisme."


GREEN, Eugène. - La reconstruction. Actes sud, août 2008.

mardi 30 septembre 2008

Me ? A tag ? - #2

Me voilà donc victime de nouveau : je suis "taguée".
Sauf que ce coup-ci, il s'agit de littérature.
L'explication ci-après...

Le tag en lui-même : prendre un livre, l’ouvrir à la page 123, aller à la ligne 5 et recopier les 5 lignes qui suivent. Et citer auteur, éditeur et année d’édition de l’ouvrage. Ne pas oublier, de citer le lanceur de tag et de taguer d’autre personnes, forcément. Le chiffre ici étant imprécis suivant les versions envoyées à droite et à gauche, je vais profiter pour prendre en otage quelques blogs qui parlent bien et qui me parlent bien…

Oui, j'ai fait un copier-coller et alors ? Bon allez, je rend à César ce qui est à Plume Vive qui a eu la bonne idée de me "taguer" :o)

Bon alors citer le lanceur de "tag", ça c'est fait ! Et ensuite, "taguer" d'autres personnes, sans précision du nombre... Dans ce rôle là, je verrais bien :

Mon expat' préférée (en japonais le billet, Dine :p)

Ma Poupoune du polar

Une Kris de blog qui lit


Allez, hop, au suivant la patate chaude ;p


Et voici donc mon extrait :

Mon Dieu comme c'est bon. Si elle avait dit : il y avait du sang dans son pipi, l'affaire aurait été vite entendue. Mais Olympe, revêtant avec émotion ses habits de docteur des chats, en a également endossé la terminologie. J'ai toujours eu grand plaisir à entendre parler ainsi. "Ses urines étaient faiblement hémorragiques" est pour moi une phrase récréative, qui sonne bien à l'oreille et évoque un monde singulier qui délasse de la littérature.

Et rien qu'à écrire ça, je crève d'envie de le relire !!!

Quant aux références, je vous renvois à mon billet de l'an dernier à ce sujet : billet de l'an dernier :p

Bonne nuitée ;)




dimanche 28 septembre 2008

On n’empêche pas un petit cœur d’aimer

Au-delà du fait que cette assertion est vraie, il s’agit ici du titre d’un livre de Claire Castillon.

Première fois que je lis un livre de cet auteur et je peux vous dire que je vais me lancer dans les autres à yeux perdus mais grands ouverts ! Cela remplacera mon ami Kennedy dont la production restant à lire par mes soins s’est amenuisée.

Cette jeune-femme a un réel talent lorsqu’il s’agit de dompter les mots.

Ce petit livre (148 pages) est une succession de petite scénette mettant face-à-face un homme et une femme. Chacune est la pensée de l’un ou la pensée de l’autre ou encore un dialogue ou un monologue. Après le pas piqué des hannetons de Cul-de-Sac, voici le pas piqué des vers de Claire Castillon !

Parce que chaque déroulé de pensée, de monologue ou de dialogue est tour à tour surprenant, caustique, infecte, beau, choquant… Autant de mots que d’émotions que de scénette. Un vrai régal agréable ou amer, c’est selon, mais qui s’avale à une vitesse incontrôlable.

Et au sein de tout cela, il y a la scénette qui donne son titre au recueil. C’est celle qui débute le bouquin et waow… 5 pages de prose magnifiquement poétique. Un réel talent de dompteuse de mots par la ponctuation.

« Alors, pour s’endormir, repliée sur un siège, la joue sur l’accoudoir, elle pense à son avenir, prochaine destination. »

CASTILLON, Claire. – On n’empêche pas un petit cœur d’aimer – Le livre de poche, septembre 2008.