Vrai ou faux : la femme enceinte a des sautes d’humeur

Ça dépend (ça dépasse) à qui vous le demandez...


Au futur père : heu... oui... enfin, non... elle est dans le coin ? Non. Bah oui en fait elle est un peu Jeanne-qui-rit puis Jeanne-qui-pleure le tout en l'espace de 15 secondes et pour des raisons aussi diverses et hautement importantes que son pantalon trop grand qui ne cesse de descendre, l'eau des pâtes qui ne bout pas  assez vite pour son(ses) estomac(s) ou les gratouillis classés 0,00000000002 sur l'échelle de Richter mais qu'elle a ressenti pendant 0,3 nanosecondes... Mais de là à dire qu'elle a des sautes d'humeur.... Ah chéri, t'es là ! ... Non, je dirais non.


Au patron (de sexe masculin) : il ne manquerait plus que ça ! Elle est enceinte, certes, mais ce n'est quand même pas la fin du monde. Des millions de femmes sont passées par là avant et c'est une chance ! Alors qu'elle ne vienne pas se plaindre. Et puis vous savez, plus on travaille, plus on vit bien sa grossesse. Et de quoi pourrait-elle se plaindre don', ce n'est pas une maladie ! J'en connais qui étaient encore au boulot 10 jours avant l'accouchement et déjà de retour 3 semaines après. Et la maman et le bébé s'en portent tout aussi bien !


Au chat de la famille : moi, du moment que ça ne bouleverse pas mon planning de repas-caresses...



Au médecin : entre le bouleversement hormonal et le facteur psychologique, vous ne pouvez pas demander à une femme enceinte de ne pas être hypersensible à son environnement. Oublier donc la croyance qui veut qu'une femme enceinte se sente rayonnante, apaisée et en totale sérénité avec son corps et son futur enfant. Ce n'est absolument pas ce que donne le mélange oestrogène-progestérone-prolactine-dopamine-cortisol-inconsient-euphorie-doute-excitation-anxiété. M'enfin, moi, j'dis ça...


A la femme enceinte : oui et non... Prenez une journée au hasard.


J'ai beaucoup de mal à me lever le matin parce que la nuit, je dors mal. Mais dormir deux heures par deux heures d'un sommeil agité de rêves oniro-chimériques entrecoupés de voyages aux toilettes et de positions inadéquates sur le dos, sur le côté droit et sur le côté gauche, sans possibilité de se mettre sur le ventre, a rarement facilité la vie de qui que ce soit ! Et puis sachant ce qui m'attend après, j'avoue que ça ne me porte pas à me jeter trop rapidement dans la mêlée journalière des transports en commun.


Les transports en commun ensuite... Humpf... C'est juste l'horreur parce que pas question de s’asseoir dans le RER A  parce que si je ne demande rien c’est sûrement que je n’ai besoin de rien (et la grimace qui m'a échappé n'avait strictement rien à voir avec les douleurs que scandent ma sciatique...), que de toute façon même s’ils m’ont vu, ils ont vite fait de m’oublier en baissant le nez et que si je ne me sens pas bien ce serait sympa que a) je ne m’écroule pas sur eux et b) je ne vomisse pas sur eux. Dans ces conditions, tout se passera bien. Pour eux. Et puis « franchement, les transports, c’est dur pour tout le monde, alors enceinte, oui, j’imagine que c’est sûrement un peu plus dur. Mais c’est surtout parce que tu supportes moins bien, non ? ».


Le midi, il faut déjeuner sans viandes ou poissons crus, sans crudités que vous n'avez pas vous-même lavés, sans fromage au lait cru ou à pâtes molles, sans porc ni agneau, et sans compter tout ce qu'il ne digère pas ! Mais ce n'est pas grave, hein, je ne me suis pas encore lassée de mes sandwichs Kiri©-olives-jambon...


Quand au soir, après un retour long et fastidieux en transports en commun qui concourt à m'achever, il ne me reste plus qu'à aller me coucher parce que rien - non rien de rien - de plus, je ne pourrais faire. Alors que des idées et des envies, j'en ai pourtant. Et du temps pour les réaliser, j'en ai aussi !


Heureusement, le bonheur au sein de cette journée survint en même temps que l'euphorie quand passant la porte du cabinet de mon gynécologue, j'ai constaté qu'il disposait d'un échographe ! UN ECHOGRAPHE !!!!!!!! J'ai donc gagné d'un seul  coup d'un seul 5 chances de plus d'observer le nain dans son milieu naturel. Et hop de l'émotion pour les deux heures suivantes injectée en plein cœur !


En bref, tout ça pour dire que la femme enceinte n'a pas de sautes d'humeur mais simplement de bonnes raisons de ne pas se sentir archi-épanouie à chaque seconde de sa grossesse (d'aucuns diraient "de bonnes excuses" mais je ne vous conseille pas de le faire en sa présence).

Commentaires

  1. hé hé... la grossesse c'est, bout à bout, au total, environ deux heures d'extase. Sur 9 mois. Et pourtant je n'ai eu aucun souci de quelque ordre que ce soit, j'étais généralement assise dans le métro, pas emmerdée au boulot, même pas encombrée par un homme à la maison... mais bon... Non, définitivement, ce ne furent pas 9 mois d'épanouissement et de bonheur béat...
    En revanche, à compter du jour où tu redeviens à peu près en état normal (quelques jours à quelques semaines après la ponte) et jusqu'à au moins 5 ans et 6 mois et 1/2 après (la suite, je te dirai à mesure ;o) là, oui, c'est du vrai grand bonheur!!! Tiens bon !

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  2. Courage plus que 6 mois environ à tenir.

    Pour les transports en commun je comprends bien , j'espère que tu pourras bientôt en être dispensée.

    Bisous

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  3. Sautes d'humeur ? je ne sais pas, par deux fois, je me suis sentie comme d'habitude ! Comment te dire j'ai trouvé cela naturel, pas d'extase béatifiante, pas de passages déprimants, quelques toutes petites appréhensions peut être, mais vite balayées !

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  4. J'ai bien retenue la leçon qui dit : "c'est que du bonheur" (je l'entends bien une fois par jour !) et je n'en doute pas. Je n'en ai jamais douté sinon on ne serait pas là ! :o)
    Tu m'as bien fait rire en tout cas et je suis d'accord avec toué. Je ne vis absolument pas mal ma grossesse. Simplement, je me verrais bien la vivre chez moi en quasi-hibernation : les "autres" (pas tous bien sûr) me fatiguent. Pour l'instant, j'ai instauré un collector des petites phrases que je nomme "prends-ça-dans-les-dents" et j'en ris encore. Mais jusqu'à quand ?
    En fait, ce n'est pas la grossesse qui est stressante... ! :)

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  5. J'en serai dispensée quand j'en pourrais vraiment plus qu'il a dit le docteur du gros ventre :)
    Bisous aussi.

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  6. C'est en cela que l'on dit souvent que chaque femme étant différente, chaque grossesse l'est également.
    Après, et comme d'habitude, j'aime à "exagérer" ce genre de situation (même si certains dires sont du vécus... et ce n'est pas fini !).

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  7. ayant suivi nombreuses femmes enceintes, je dirais que l'hyper-émotivité, la fatigabilité, et l'anxiété sont nettement plus fortes en période de grossesse, d'autant plus pour une femme qui travaille en même temps et qui ne peut donc pas se reposer lorsqu'elle en a envie et besoin
    et puis, effectivement, les conseils ou les réflexions des autres sont très lassantes : tu devrais ceci, tu devrais cela, etc....

    en bref, t'es tout à fait normale, quoi :o)

    vigilance tout de même parce que tout ceci peut bien se poursuivre durant les premiers mois de vie du bébé, surtout avec le 1er qui chamboule tous les repères de la femme devenue mère, et du couple : c'est plein de bonheur, mais aussi de questions, de fatigue, et parfois de soucis....

    plein de bises, et vivement que tu n'ais plus de trajets à faire !

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  8. La réponse à ta question est oui, la femme enceinte a des sautes d'humeur, mais c'est pas de sa faute! (j'ai bon là chérie? :) )
    Quoi qu'il en soit, la solution s'appelle CHOCOLAT !!!!
    Gnome adore le chocolat, c'est même écrit dans un des livres d'Abi... ;)

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  9. C'est métaphysique tout ça ... le principal c'est de pousser dans l'axe le moment venu ;-)

    Je suis déjà parti ----> [ ]

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  10. "mais c’est pas de sa faute! (j’ai bon là chérie? :) )"

    VENDU VA ;-)

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  11. On est ni tout à fait la même, ni tout à fait différente, mais un peu plus sensible, c'est évident. Il faut toutefois relativiser et continuer à regarder tout et tous ce qu'il y a autour de nous. En principe cela fait bien (cela rate qqfois ), mais la plupart du temps on peut compter sur eux et autour il y a aussi tant de belles choses, c'est bon de se le dire. Un bon remède : chantonner autant qu'on le peut, bébé adore (et tant pis si les carreaux cassent), et cela fait du bien.

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  12. Il a intérêt à tout chambouler ! Et puis les questions, nous, on connaît : je me les pose et Doudou y répond :o)
    Merci ;)

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  13. j'vois qu'on s'amuse bien, là :)

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  14. Tu chantes, tu cries un bon coup (pas trop fort pour pas réveiller ptiot qui dort et doudou aussi !) et tu n'en fais qu'à ta tête (ça nous les femmes on sait faire, surtout "que c'est pas de notre faute" faut en profiter !!). Bref, de toute façon on est toutes différentes et toutes faites pareilles, alors les conseils Oui mais pas trop, et surtout écoutes-toi, tu trouveras pas mal de réponse.... mais je suis d'accord avect toi, 9 mois à coucouner chez soi (ou presque parce qu'on ne peut pas et on ne veut pas se couper du monde), quand on peut, je confirme c'est super ! Bon courage... et gros bisous

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