Je n'ai pas fini...

- Le supplice de l'eau de Percival Everett : et pourtant il me restait six pages ! Mais voilà quatre mois qu'il traîne sur ma table de nuit et que je n'ai pas la force de le reprendre. Car il n'est pas de ces livres que vous pouvez reprendre quand bon vous semble et dans lequel, même plusieurs mois ayant passé, vous pouvez vous réinsérer. Celui-là si vous le lâchez, il n'y a plus qu'à le recommencer au début parce que même sans cela, vous serez perdu. Certains passages me restent obscures même après plusieurs lectures. Non pas que le langage en est compliqué (encore que... l'auteur est diplômé de philosophie et il sait en jouer, le bougre !), mais bien parce que certains passages sont incompréhensibles.

Le livre est construit sous la forme d'un journal intime. Le journal d'un père qui vient de perdre sa fille de onze ans, assassinée, et qui, de toute évidence (même ça je n'en suis plus très sûre), séquestre le présumé responsable de cet homicide dans sa cave et le soumet à la torture. [Le supplice de la planche à eau est une méthode d'interrogatoire censée simulée la noyade et, en principe, interdite aux Etats-Unis.]

Tout un programme donc. Sauf que parfois l'auteur (du journal) se perd en considérations hermétiques pour la petite lectrice que je suis : redite phonétique des phrases précédentes ("re dite faux nez tics dés frases pressées dentes"), voire inversement des phrases ("sesarph sed tnemesrevni eriov"), illustration par le dessin et autres délires intellectuels sur la philosophie et l'Amérique du après-onze-septembre dont le livre est une âpre critique.

Du bon et dubonnet du mauvais donc (auquel je n'ai pas accroché disons) qui font que j'en suis là. A six pages. De peur de ne pas comprendre la fin !

- No smoking de Will Self a une centaine de pages du bout du chemin. Parce qu'il m'a d'abord essoufflé puis ensuite semé. Une ambiance décrite comme kafkaïenne, et je confirme : un mégot de cigarette, un accident bénin qui tourne au drame, des coutumes tribales qui voisinent avec un système juridique rudimentaire, une condamnation loufoque a exécuté à des milliers de kilomètres après avoir traversé une île de la taille d'un continent dont l'organisation n'a rien à envier au bush australien (enfin, j'imagine !) avec des kangourous et des autochtones un poil plus agressifs.

Et en bref : un livre énervant tant il semble, malgré les étendues à arpenter, tourner en rond !

- Le symbole perdu de Dan Brown à 45 pages de la fin. Parce qu'à chaque fois qu'on a l'impression d'arriver au bout, on a droit à un cours magistral sur tel ou tel symbole, sur les francs-maçons, sur tout ce qu'il y a sous les rues de Washington, et sur pourquoi la cuvette des chiottes du Capitole a une forme d'étoile ! Et y'a un moment, heu, ça va bien ! Soit il se vide de son sang et c'est fini, soit non mais dans ce cas, le Langdon, il se relève et il court après le méchant ! Et ce n'est pas du tout à ce moment là qu'il faut nous coller dix ou vingt pages de blabla ! Parce que les pages de pub en plein milieu d'une scène clef, c'est LOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUURRRRRRRRRRDINGUE ! Vraiment.  Je regrette d'avoir ajouter 22 euros à sa fortune... On ne m'y reprendra plus !

Commentaires

  1. Whaou! ben dis donc quand tu n'aimes pas tu n'aimes pas! Moi, j'ai beaucoup de mal à ne pas aller au bout d'un livre même s'il m'ennuie des fois que.... Mais je pense que c'est toi qui a raison! On est pas obligé tout de même!!! Pour Langton...j'ai une petite affection mais j'avoue qu'il nous saoule un peu avec ses rebondissements et ses cours magistraux....

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  2. Je n'arrive plus à me forcer. Je le suis rendue compte que je ne finissais pas les livres, les mettais de côté pour "la prochaine fois" et puis les oubliais. J'en ai plein d'autres comme ça. En fait, ils ne m'intéressent pas, mais je ne voulais pas me l'avouer.
    Voilà ce que je vais faire : trier pour ne garder que ceux qui sont encore vierges de mon regard.
    Exit les autres !
    Je sens que je vais gagner de la place !

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  3. Diantre!
    Je l'avais pas encore lu le Brown... En plus, il est en français, je vais ptet pas le commencer tout de suite alors...

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  4. Ah bah oui, hein, s'il n'est pas en anglais en plus ! :p
    Il est bien quand même, hein, mais ce n'est vraiment pas le meilleur.

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