Mort(e) de fatigue



Tant de troubles agités et d’actions aliénées s’enfilent en une journée, un mois, toute une année…  Alors en une seule vie, amère, au prix trop cher … Je rêve d’une accalmie depuis des décennies, un répit, une relâche, rien qu’une douce mer bonace.  Je pause, languissante, les bras en croix, béate. Ô placide inaction, immobiles mouvements, étalée d’tout mon long le nez dans la rosée, la quiétude me gagne et le froid éternel. Le champ du sain repos s’avance vers moi lentement : je chemine lourdement vers l’amnistie cherchée. Le chien est abattu, désarmé, débandé ;  rangée ma frénésie, remisées mes envies. Saisir le sens d’usé, d’un mot si fatigué et tendre le bras paisible vers un serein matin.

Enfin, je le comprends : j’aime tant être fatigué, franchement, ça me repose.


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