La mort lente de Luciana B.


Guillermo Martinez est mon premier auteur argentin et quelle douce expérience ! Une belle écriture, truffée de petits morceaux de littérature, française notamment, et d'intrigue policière romancée (remarquez l'ordre dans lequel je vous le présente...).

Luciana tape les romans que lui dicte un auteur. Elle est jeune, belle, célibataire et fraîche et lui vieillissant, est marié et à une petite fille. Leur relation est ambiguë, distante et pourtant caressante. Ou pas ? Il ne sait pas, n'ose pas puis tente. Elle le détruit alors : une plainte pour harcèlement met fin à l'équilibre pourtant fragile qu'avait atteint sa vie. Tout s'écroule : sa femme le quitte, emporte l'enfant qui meurt. Il est seul.

On les retrouve alors dix ans plus tard. Luciana, apeurée, contacte un autre auteur avec qui elle avait travaillé un mois durant, qui la connait et ainsi que l'autre auteur. Sa famille meurt peu à peu. Accidentellement d'après les rapports ; organisés par l'auteur qu'elle a détruit d'après elle. Mais elle ne peut pas le prouver.

Et nous non plus. C'est agaçant et très intriguant. Jusqu'au dénouement... tout aussi agaçant. 
Pari réussi, ce me semble.

Guillermo MARTINEZ. La mort lente de Luciana B. Robert Laffont, janvier 2011.

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