Outside Valentine

Le sommeil était peut être le seul endroit où le passé se déroulait différemment.

***

Mais qu'est-ce donc qu'Outside Valentine* ?

Il s'agit de ma dernière lecture, premier livre de Lisa Ward, particulièrement inspiré, comme moi le jour où j'ai décidé d'acquérir ce livre.

Ce livre m'a passionnée, émue, débordée, bouleversée, et j'en passe !

Ce qui m'a beaucoup plu, d'abord, c'est la structure. Trois histoires, liées entre elles, se déroulant à trois époques différentes, racontées - que dis-je - tressées ensemble au fur et à mesure des pages. Chaque chapitre est une époque et l'on passe de l'une à l'autre d'une manière naturelle. Et tout se dessine peu à peu. La compréhension se fait jour.

L'émotion est alors très forte et la structure n'y est pas pour peu. Mais la plume fait aussi beaucoup. Elle est si précise et habile que l'on ne peut que se laisser emporter à regarder se dévider la pelote d'une vie pour enfin comprendre.

Un livre riche et généreux qui rappelle cependant comme il était doux et dur de saisir, une fois encore, que l'existence tient à peu de choses mais qu'il ne tient qu'à nous d'en orienter le cours...

***

Dernièrement, j'avais l'impression que mon existence tout entière avait été une sorte de voyage sans but, non projeté, mal organisé, où les scènes s'enchaînent rapidement les unes aux autres tandis que j'observais depuis les coulisses.


* WARD, Lisa. - Outside Valentine. 10/18, août 2008.

Commentaires

  1. Ce que tu dis à propos de la structure du livre me rappelle "Rhésus" d'Héléna Marienské, absolument incroyable, chapitre après chapitre, on avance dans l'histoire avec des protagonistes différents

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  2. Moi, je pensais un peu à "Lignes de faille" de Nancy Huston...

    Encore un livre à lire ! Comme d'hab tu en parles si bien que cela devient une nécessité mais il y en a déjà tant sur la table de nuit...

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  3. Myriam > Je n'ai pas lu ce livre mais en ai entendu parler. Un jour peut être :)

    Kris > Pas lu non plus ! Je l'ajoute également (et j'entends ma table de nuit soupirer de douleur...) :o)

    Moi ça m'a rappelé Middlesex de Jeffrey Eugenides et The Hours (le film) qui m'avaient l'un et l'autre beaucoup touchée.

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  4. Oui, orienter le cours et même s'il parait que c'est impossible, le rendre possible, que c'est fou et bien l'être, et si c'est utopique, bien tant mieux !
    quant à regarder ta vie, des coulisses, il le faut un peu car cela permet de faire des points. Mais hop, on sort des coulisses et si le rideau est trop lours à pousser, on cherche autour de soi deux bras ou une en vie.

    Tu vois, d'moiselle, le jour où je crèverai je ne regretterai que deux trucs d'enfer : ma fille et mon fils. Le reste, basta.
    yo t'amo Tu.

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