dimanche 30 mars 2008

La route*

C’était mon premier Cormac McCarthy et quelle découverte !

Je dirais la richesse des mots déjà. Je n’avais pas croisé autant de nouveaux mots, pour moi, depuis bien longtemps !

Je dirais la richesse de l’écrit ensuite. Un père et son fils sillonnent les Etats-Unis, d’Est en Ouest, pour rejoindre l’océan, terre d’asile dans leur tête. La terre est en déroute et il faut marcher pour avoir un but.

« Il n’y a plus de plus tard. Plus tard c’est maintenant. »

Et l’on chemine avec eux aux côtés de « coquilles sans foi de créatures marchant en titubant (…) sur une terre en délire », dans un monde où renoncer est perdre contre la vie qui n’est pourtant déjà plus.

Et l’on chemine avec eux dans leur tête au fil de leur questionnement sur la différence « entre ne sera jamais et n’a jamais été » et sur la « valeur de la moindre petite chose » qui ne peut que « dépendre d’un monde à venir ».

C’est un magnifique conte établit dans un monde qui n’est plus et une fable qui nous montre la vérité de la vie, nue. Car après tout est-il nécessaire que le monde tel que nous le connaissons ne soit presque plus pour nous rendre compte que le chemin parcouru se mesure « à la lumière » que l’on porte avec soi ?

Je dirais la richesse de l'émotion, enfin. Je l'ai trouvé bouleversant, vraiment...

* Cormac McCARTHY. – La route – Editions de l’Olivier, février 2008.

vendredi 21 mars 2008

J'ai décidé de me diversifier...

C'est au détour de mes voyages sur le Net que j'ai découvert un carnet de création collective débordant de perles littéraires. Chaque semaine, un thème imposé et chaque semaine un texte à créer !

Je me lance donc dans cette nouvelle aventure et vous en signalerai mes participations.

Le site se nomme : Les Impromptus Littéraires.
Attardez-y vous, tout y est plus qu'exquis !

Et dès que j'ai cinq minutes, je vous parle de mes dernières lectures...

samedi 15 mars 2008

Je cite...



Imaginez que vous vous donnez soudain

le droit d'être furieusement heureux*.



* JARDIN, Alexandre. - Le Zubial

jeudi 21 février 2008

Tendresse du "pair"

L'expression n'est pas la mienne mais celle d'un pair ; le mien.
Et l'indéfini prend tout son sens...

Merci Daddydou ;-)

Et si la tendresse était indéfinissable...
et si l'on la pouvait ressentir sans pour autant la sentir...
et si l'on la pouvait voir comme l'aveugle...
et si l'on en pouvait aimer le parfum sans pour autant qu'il existe ailleurs que bien au fond de nous...
et si ce que vous avez fait naître en moi s'appelait Tendresse...

Merci Ma Dame Cacoune.
Mon vocabulaire s'étoffe d'une étoffe qui me réchauffe la vie.
Si je savais le faire, je vous en offrirai un lavis.
Oserai-je finir par ce drôle de mot qui n'existe pas : Tendresse.

dimanche 10 février 2008

Tendresse

Internet me résiste : impossible de trouver une définition qui me convienne.

Même les mots résistent parfois. La définition de tendresse est dure et m’écorche.

Comment percevoir sur le papier ce sentiment tendre et doux qu’elle est pourtant sur ma peau ?

Comment diffuser par les mots cette caresse du regard, ces sourires qui embrasent, ces gestes affectés ?

Comment retranscrire la délicatesse de l’émotion que peut susciter un simple mot sensiblement prononcé du bout du cœur ?

Comment écrire la douceur éprouvée, manifestée, partagée de ta main sur ma joue ?

Même les mots résistent parfois…