- Je viens de passer un nouveau stade dans les yeux de mon mari : mon nouveau surnom est "le convoi exceptionnel".
- Quand j'y pense, conduire la voiture est devenu compliqué : il faut monter dans la voiture, toucher les pédales avec mes pieds sans toucher le volant avec mon ventre, conduire avec les jambes écartées. Avant l'autocollant "Bébé à bord", il me faudrait un autocollant "Grenouille au volant" !
- Soit bébé est un rigolo, soit il n'aime pas les échographes : il a retrouvé le sens du vent(re)...
Okay je sors...
A moins que bébé ne prenne mon tour ? Pour sortir...
J'suis drôle aujourd'hui ! :)
- J'ai donc gagné mon ticket pour un accouchement par voie basse. Le truc qui dure 12h (en moyenne) pour le premier bébé.
- En ce weekend à rallonge pour Doudou, Bébé a fondu sur mon bassin (comprendre qu'il est descendu). Le voilà dans les starting block (et moi, on peut dire que je suis dans les étriers ?).
- Je ne sais pas ce que je préfère en cette fin de grossesse : les incessants fourmillements dans les doigts, le dos et la ceinture abdominale qui ne supportent plus grand chose ou encore la rétention d'eau qui me gonfle sans jeu d'eau de mots. Je me tâte...
- Encore 24 jours. Bébé va arriver !
- Maxi 24 jours. Bébé va arriver...
- Maxi, hein ? Je ne suis plus bonne à rien.
- Bébé VA ARRIVER !!!!!! On n'a jamais été aussi prêts près.
dimanche 31 octobre 2010
et le jour pour eux sera comme la nuit
Cent vingt quatre pages très joliment écrites mettant en scène une famille devant faire face au suicide du fils de 20 ans.
Une histoire commune racontée ici avec des phrases ciselées faites de mots choisis, évitant ainsi de tomber dans la pathos. Une vraie réussite.
"En voyant les copains de Denis, elle ne peut s'empêcher de penser : ils finiront leurs études, feront l'amour, trouveront des jobs, auront des enfants, des petits-enfants. Ils auront le tableau de la vie, quand Denis part avec l'esquisse."
Ariane Bois - et le jour pour eux sera comme la nuit. Ramsay littératures, janvier 2009.
Une histoire commune racontée ici avec des phrases ciselées faites de mots choisis, évitant ainsi de tomber dans la pathos. Une vraie réussite.
"En voyant les copains de Denis, elle ne peut s'empêcher de penser : ils finiront leurs études, feront l'amour, trouveront des jobs, auront des enfants, des petits-enfants. Ils auront le tableau de la vie, quand Denis part avec l'esquisse."
Ariane Bois - et le jour pour eux sera comme la nuit. Ramsay littératures, janvier 2009.
jeudi 28 octobre 2010
Ouragan
Plus il écrit, plus j'aime cet auteur.
Sur le conseil d'une amie, j'ai d'abord lu Le soleil des Scorta et j'avais aimé mais même tout Goncourt qu'il fut, il ne m'a pas laissée un souvenir impérissable (désolée...).
Je sais avoir lu La porte des enfers parce que je l'ai dans ma bibliothèque et parce que - Waow ! - ce livre était impressionnant : une écriture ancrée dans le réel pour un sujet des plus fantasmagorique.
Et voici, enfin, le dernier : Ouragan. L'histoire se déroule à la Nouvelle-Orléans lors du passage de l'ouragan Katrina. Se mêlent sur cette scène différents personnages qui, face à cet évènement, réagissent (ou pas...) chacun à leur manière.
Qu'ai-je fais de ma vie ? Allons-nous survivre ? Et si je survis, que ferais-je ? Veux-je survivre, d'ailleurs ?
Cet auteur a un monstrueux talent d'écriture pour décrire les lieux et les gens dans leur plus profonde noirceur ; talent qu'il convient de ne laisser passer sous aucun prétexte !
Laurent Gaudé. - Ouragan. Actes Sud, Août 2010.
dimanche 24 octobre 2010
Dis, à quoi tu penses ? - #10
- Ça le fait rire : mon ventre touche par terre quand je suis à quatre pattes. Ha ha, vachement drôle...
- Du coup, on fait chambre à part. Non, non, ça n'a rien à voir avec le fait que je prends trop de place, que je me lève 5 fois par nuit, que je renverse au passage la bouteille d'eau ou fait peur au chat qui se carapate en courant dans les escaliers (et j'vous jure que quand il court, on à l'impression qu'il porte des sabots !).
- Oui, bébé, là, y'a mes côtes et au-delà, si ça ne t'ennuie pas, c'est mon jardin secret. Tu ne peux pas y aller pour ranger un pied ou un bout de cul. J'vais en garder un peu pour moi d'mon corps, hein ?
- Les hoquets de bébé deviennent des raz-de-marée.
- C'est le mois du "ah, non, ça, je ne peux plus le faire..."
- Je ne m'allonge plus dans le canapé de peur de ne plus pouvoir en sortir.
- Je ne prends plus de bain sans la présence de Doudou dans la maison. Elle a rétréci, la baignoire... Alors, en sortir, seule...
- C'est dommage qu'il commence à faire froid : il me faut maintenant mettre des chaussettes. Et troquer mes tongs contre mes chaussures de randos (qui se ferment avec une coulisse, que je ne peux plus coulisser...).
- Je n'ai plus qu'un seul pantalon qui me va. J'en ai acheté 4 exemplaires...
- Bon, c'est officiel, j'en peux plus. Je rêve de légèreté et d'agilité...

- Prisca-ffalée, Prisca-llongée...
- Du coup, on fait chambre à part. Non, non, ça n'a rien à voir avec le fait que je prends trop de place, que je me lève 5 fois par nuit, que je renverse au passage la bouteille d'eau ou fait peur au chat qui se carapate en courant dans les escaliers (et j'vous jure que quand il court, on à l'impression qu'il porte des sabots !).
- Oui, bébé, là, y'a mes côtes et au-delà, si ça ne t'ennuie pas, c'est mon jardin secret. Tu ne peux pas y aller pour ranger un pied ou un bout de cul. J'vais en garder un peu pour moi d'mon corps, hein ?
- Les hoquets de bébé deviennent des raz-de-marée.
- C'est le mois du "ah, non, ça, je ne peux plus le faire..."
- Je ne m'allonge plus dans le canapé de peur de ne plus pouvoir en sortir.
- Je ne prends plus de bain sans la présence de Doudou dans la maison. Elle a rétréci, la baignoire... Alors, en sortir, seule...
- C'est dommage qu'il commence à faire froid : il me faut maintenant mettre des chaussettes. Et troquer mes tongs contre mes chaussures de randos (qui se ferment avec une coulisse, que je ne peux plus coulisser...).
- Je n'ai plus qu'un seul pantalon qui me va. J'en ai acheté 4 exemplaires...
- Bon, c'est officiel, j'en peux plus. Je rêve de légèreté et d'agilité...
Et puis, quand même de voir son petit nez
De pouvoir enfin le caresser de la tête aux pieds
Pendant des heures, des yeux, le bouffer
Et contre mon cœur doucement le presser
- Voici donc venu le 9ème mois. Encore 4 semaines. Mais t'arrêtes de grandir, hein ? Où voudrais-tu que j'en mette plus ?!
- Prisca-ffalée, Prisca-llongée...
lundi 18 octobre 2010
New York Fantasy
Premier roman de son auteur, New York Fantasy est un livre sur le voyage. Voyage entre Paris et New York, voyage dans New York même et voyage intérieur du narrateur.
New York semble être comme je l'imagine : en demi-teinte, illuminée, hyperactive, porteuse de rêves et pourtant presque déjà surannée. Comme si la ville était synonyme de mélancolie, de nostalgie.
"New York était le lieu où les gens venaient non pas afin de vivre ou de concrétiser leurs rêves mais plutôt pour s'inventer les rêves qu'ils n'avaient pas."
Il y parle aussi de Léonard Cohen, que je ne connais pas. Mais il en parle de telle façon que j'ai bien envie de le découvrir... Je le note sur ma liste de chose à faire.
New York semble être comme je l'imagine : en demi-teinte, illuminée, hyperactive, porteuse de rêves et pourtant presque déjà surannée. Comme si la ville était synonyme de mélancolie, de nostalgie.
"New York était le lieu où les gens venaient non pas afin de vivre ou de concrétiser leurs rêves mais plutôt pour s'inventer les rêves qu'ils n'avaient pas."
Il y parle aussi de Léonard Cohen, que je ne connais pas. Mais il en parle de telle façon que j'ai bien envie de le découvrir... Je le note sur ma liste de chose à faire.
Mon amour j'ai attendu
j'ai attendu jour et nuit
je n'ai pas vu le temps passer
j'ai jeté ainsi la moitié de ma vie.
Il y avait des tas d'invitations
et je sais que tu en as envoyé
mais j'attendais
qu'un miracle arrive...
j'ai attendu jour et nuit
je n'ai pas vu le temps passer
j'ai jeté ainsi la moitié de ma vie.
Il y avait des tas d'invitations
et je sais que tu en as envoyé
mais j'attendais
qu'un miracle arrive...
Un livre sur l'art et l'écriture qui pose question ou plutôt y répond.
"D'après lui, il y avait un prix, un tribut à payer à l'art. Il n'y avait pas d'art sans sacrifice."
"Pour écrire, il faut faire un sacrifice. Il faut être prêt à sacrifier son bonheur."
Un livre sur le chemin vers soi, qui en partant de soi nous ramène à... soi !
"Et puis, il y avait cette phrase de Kérouac tirée d'un de ses écrits de jeunesse, qui disait qu'on finissait fatalement par rentrer chez soi et que ce qu'il fallait retenir en définitive c'était le nombre de tours de piste qu'on avait réalisés entre le moment de son départ et celui du retour programmé."
Le tout soutenu par une belle langue très bien utilisée et des personnages haut en couleurs. Le genre de livre que j'aimerais commettre...
"D'après lui, il y avait un prix, un tribut à payer à l'art. Il n'y avait pas d'art sans sacrifice."
"Pour écrire, il faut faire un sacrifice. Il faut être prêt à sacrifier son bonheur."
Un livre sur le chemin vers soi, qui en partant de soi nous ramène à... soi !
"Et puis, il y avait cette phrase de Kérouac tirée d'un de ses écrits de jeunesse, qui disait qu'on finissait fatalement par rentrer chez soi et que ce qu'il fallait retenir en définitive c'était le nombre de tours de piste qu'on avait réalisés entre le moment de son départ et celui du retour programmé."
Le tout soutenu par une belle langue très bien utilisée et des personnages haut en couleurs. Le genre de livre que j'aimerais commettre...
JACQUEMOND Olivier. - New York Fantasy. - Mercure de France, mai 2009.
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