dimanche 26 juin 2011

Comment je n'ai plus le temps d'avoir de l'humour...

Parce qu'il faut penser du matin au soir, se demander si on n'a pas oublié quelque chose, et la nuit se souvenir de ce qu'on a finalement oublié. Le contenu du sac pour la journée ; les vêtements qu'il va enfiler ; un change au cas où : ça pourrait déborder ; des couches, y'en a-t-il encore assez ; d'eau, de petits pots, de lait, faut-il en ajouter ? Et d'ailleurs que va-t-il manger ? Et pourquoi a-t-il une trace là, le nez plein, les bras tout violet ? Sans oublier de penser à se lever, prendre la voiture, la garer, prendre le train, aller travailler, à ce qu'on va mettre, réfléchir sur les dossiers. Gérer la liste de course, le contenu des placards, le planning des marchés, les envies, anticiper, les repas, prêts ou pas prêts, et manger. Tout ça pour eux, pour soi, le chat, les naissances, anniversaires, noël, baptèmes et peut être même pour le dîner. Mais les vacances arrivent, faut checker, laver, repasser, plier, ranger, emballer, sans rien oublier. Tout ça pour eux, pour soi, le chat, la voiture et ceux qu'on verra. Sans rien oublier... Sauf peut être la moitié ! Alors, oui, en effet, quand on me rappelle trois fois que j'en ai oublié la moitié, moi (seulement moi ?), quand au milieu de tout ça, on en a quand même la moitié, la sienne, pas la mienne, j'avoue qu'au passage le manque de sommeil aidant, j'en oublie que j'ai de l'humour, sur le papier froissé de mon égo laminé.


Heureusement, les poilus ont la solution : une grimace et me voilà déridée.

jeudi 23 juin 2011

La lettre de réclamation

Autant à la première lecture du thème je m’étais dit : « facile ! je prendrais la première » ; sauf qu’après réflexion, tout un chacun pourrait me dire : « pourquoi celle-là plus qu’une autre » ; du coup, voici maintenant 4 jours que je me demande laquelle choisir des onze proposées – encore que je dis onze mais il y en a une en double alors ce serait plutôt « laquelle choisir sur les dix proposées » – bon puis là, j’en ai marre de tergiverser donc j’ai tranché : voici ma lettre de réclamation : ce sera le T. 

Depuis la fenêtre du RER

Je regarde les voies à perte de vue : acier, béton, voies de communication à l'infini étendues.
Et j'essaie d'imaginer avant : champ, herbe, terre, sans limite absolue.
Une longue ligne continue sans butée pour le regard que nous avons (é)changé pour tant et tant de contrariétés.
Ici, le faîte d'un immeuble ; là, un vieux train tagué ; ou là-bas encore, l'acier grossier d'un pylône censé nous éclairer.
Et puis des halls de gare.

Laquelle de ces deux visions est éternelle ? Laquelle des deux est domptée par l'homme ?

A force de construire, étendre, entasser, la ville perd en lisibilité, rend incohérent l'enchevêtrement, confine même parfois au gâchis ; un espace où seule survit :
l'anarchie...

Haïku de la nuit

Dans la nuit
File le train gris

Ronflement dans le RER

mardi 21 juin 2011

Le résumé de l'histoire

Il y a quelques temps, Péné me demandait le résumé de mon histoire, celle dont je faisais état . Alors voilà, je saisis un instant de calme pour m'y coller (instant de calme pour moi pas pour les peluches sur lesquelles Boubou est en train de se faire les dents !).

Mon histoire progresse cahin-caha au rythme du train et des journées bien (trop) remplies. Donc elle stagne... En témoigne mon daily stamp qui a pris un sacré coup dans l'aile en ce début de juin.

Dans le cadre de la méthode des flocons, j'en suis rendue à l'étape 6, ce qui en soit me paraît bien honorable ! Mais travaillant à la main dans un petit carnet, il va m'être difficile maintenant de progresser plus avant sans me poser devant un ordinateur pour formaliser le tout. Histoire de faire le tri entre ce que je garde ou pas, ce que je développe ou pas et de déterminer vers où ira cette histoire. Parce qu'elle se déplace toute seule sans me demander mon avis, voire parfois sans même me prévenir après coup. Ce qui fait que même mon résumé bouge !

Tentons cependant d'en retenir quelque chose qui n'aurait pas évolué. Ce qui, j'en ai peur, risque de vous décevoir car mon idée est simple. Si simple que parfois je me demande si elle ne l'est pas trop et me dis que le seul endroit où elle me mènera c'est dans le mur. M'enfin, verra bien qui vivra et en attendant, voici le résumé issu de l'étape 1.

Il s'agira d'un road roman à vitesse limitée dans lequel un couple prend la route pour une destination inconnue, voire sans importance, et pour un temps semblant illimité : ils se racontent au travers des diverses situations, vivent leur couple, se perdent, se retrouvent jusqu'au dénouement tragique.

Au-delà de l'histoire, j'ai envie d'une vision alternée (elle/lui/elle & lui) et d'une prose poétique. 

Plein de pistes de travail qui risquent de faire de cette nouvelle une nouvelle inachevée partie comme je suis !

En attendant, je m'en vais me saisir du Boubou : il en a fini de grailler ses peluches !